03.12.2007
Grand nettoyage
J’ai mis de l’ordre dans des papiers, et je me suis, comme chaque fois que l’on ne s’y attend pas, retrouvée confrontée au passé, à des évènements que je n’ai pas vécu en direct, auxquels on ne m’ a pas conviée et qui pourtant me concernaient directement.
Le mariage de mes parents en 1960, et le désir de ma maman de nous adopter Nanou et moi !Que les gamines portent désormais le nom de ce père adoptif, c’en est encore une autre, mais qu’enfin, divorce ayant eu lieu entre les soi-disant époux légitimes et mariage s’en étant suivi entre mes parents, ma mère se retrouve sans attribution : épouse d’un homme qui a adopté deux filles qui portent désormais son nom …
Ses deux filles, dont elle est la mère naturelle mais non reconnue, puisque ayant laissé adopter ses enfants, par son conjoint ( à l’époque son amant), cette ma- mère-femme, n’avait plus aucun droit sur elles, aucune existence !
01:32
Écrit par Jaser
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12.04.2005
In Nomini Pater
In Nomini Pater:
Comment écrire ce nom, père,
que tu m'as donné
comme une semence,
celle qui fait germer les arbres
en terre de liberté ?
Comment projeter à mon tour
vers l'avenir,
le déjà passé de l'instant,
lorsque meurt dans ma chair
un homme de plus
par la main d'un autre homme ?
Comment grandir dans la sagesse,
si ce n'est en cherchant en soi
une soif d'eau vive,
pour souffrir à jamais
de boire
sans être abreuvé?
Comment écrire ce nom, père,
que tu m'as donné,
pour qu'il soit en moi
de toute éternité
l'essence et la matière?
Comment écrire ce nom, père,
dans les jours égoïstes ,
les fois aveuglées
et les visages tristes
de mes frères humains?
Enfin,
Comment écrire ce nom, père,
dont je reste à présent
la dernière héritière ?
Comment l'offrir
aux petits de mon sang,
ailleurs que dans l'amour ?
01:43
Écrit par Jaser
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Quête

Quête
Quelque part, une moiteur d'encre
et l'haleine figée
d'un monde qui s'éteint:
C'est ma terre sanglante...
Ma nausée est inutile,
ma force sans effet.
Dans l'étang bleu
qui reflète l'oiseau mort,
je cherche le soleil,
un signe, mon frère,
aux dimensions d'homme.
Qui pourrait à nouveau
s'éblouir d'un regard,
s'émouvoir d'un sourire,
écrire sur le sable
des continents de paix,
chanter au vent
sa foi écartelée ?
01:03
Écrit par Jaser
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21.12.2004
Empathie, y presume ?
Je m'interroge encore
sur la pourquoi de la souffrance,
sur l'abîme insondable
de la main qui implore
à la main qui comprend.
J'écoute mon âme s'égarer,
pulsatile,
dans une onde aiguë
où ma bouche brûlante
n'est qu'un souffle inutile.
Les mots sont vains
à guérir les blessures
et la douleur suinte,déborde, ruisselle, inonde, noie...
je reste debout;
mes yeux de larmes stériles
comtemplent l'impuissance
de ma raison :
Moi,
je n'ai mal
que dans le coeur
02:26
Écrit par Jaser
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21.06.2004
charrie vari or not vari ????
Si l'oie oit, je suis, disais-je....
Alors , ce sera un éclat de ciel dans l'absurde ,
un parcours génétique au sablier du temps,
un chant d'oiseau lyre prisonnier des mensonges,
un corps d'homme en fusion,
une marée sauvage, un signe dans le vent.
Je me souviens,
je me souviens ,
chaque molécule reconnait chaque ion,
vibrante hélice dont je suis tatoué,
dans ce moi "tout "et "rien"...
Je me souviens;
Qu'oit l'oie là-dedans ?
Peut-être un pas de plus, une trace de mémoire inaugurale....
01:54
Écrit par Jaser
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24.05.2004
Mon Arbre

Entre l'oie et l'arbre
il est un monde à part,
quelques brins d'illusion
pour que naisse l'histoire :
Les humains sont étranges….
ils n’ont rien compris
à l’édification de l’arbre.
Ils n’ont pas perçu encore
les pulsations de vie sous l’écorce.
Présentations: Dans un autre blog, vous trouverez les "Contes de l' Arbre Pendu." http://aromatics.skynetblogs.be
En réalité, l'Arbre est bien antérieur à l'histoire des sorcières Sigrène et autres contes.
Arbre pendu,
mon ami de toujours,
mon presque frère de sève,
mon confident.
Arbre pendu de verdure sauvage,
arbre de sang,
arbre pendu de racines de mandragore
en exorcismes.
Arbre de sorcières de vie,
de sagesse inaugurale.
Arbre pendu,
automne
et maître des souffrance,
printemps et tempêtes de fleurs,
été et braises,
acres fumées d’ombres.
Arbre de liberté,
ouvert vers l’infiniment ciel,
éternité en marche;
Arbre pendu,
pendu de ma vie
à chaque écharde,
à jamais gardé de l’hiver…
Je m’assied au pied de ton grand corps,
dans ta fraîcheur moussue,
je renifle des arômes
de chanterelles et de mûres.
Il me tarde de te retrouver,
de te découvrir.
Voilà, je t’écoute dans la brise.
Je t’écoute,
fil rouge de la création ,
inscrit, tatoué bien en deça ,
au-delà et à travers les ramures .
Tu sais les saisons,
les temps de vie,
les passages d’hommes,
les dynasties d’oiseaux lyre,
les écureuils volants,
les strates , les sédiments,
les tapis de bluets et de jacinthes sauvages,
les cadavres de mulots,
les soupirs des vents d’ouest
aux relents de marées originelles.
01:59
Écrit par Jaser
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17.05.2004
éclosion

Les petites boules de vie
s'enroulent dans des cocons,
et passe le temps et passent les saisons,
les petites boules de vie
cultivent le mystère.
Tous les oeufs de la terre
dansent dans leurs cocons
au ventre doux des mères
de plumes ou de chair.
L'ivresse les surprend
l'insouciance les berce
les petites boules de vie
apprennent la tendresse.
Le sortir du néant
c'est le venir au monde,
c'est le feu et la glace,
c'est la peur et l'espace
c'est le sortir de l'onde.
Les petites boules de vie
s'enroulent poings serrés,
au creux de leur coquille ,
de leur rêve brisé.
00:15
Écrit par Jaser
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